Enduits en terre et paille de lin

Par défaut

A l’occasion d’un chantier participatif je me suis initiée à la réalisation d’enduits en terre et lin sur murs en paille. Voici la marche à suivre.

Comme pour la plupart des enduits, le chantier commence avec la pose d’un « gobetis », une première couche assez liquide qui servira d’accroche pour l’enduit.

Recette du gobetis :

  • 3 volumes de terre argileuse tamisée
  • 3 volumes de sable
  • 2 volumes d’eau

Il s’agit d’obtenir une consistance bien liquide type pâte à crêpe.

Cette première couche est appliquée soit à la main soit à l’aide d’une grosse truelle plate sur toute la surface : on badigeonne généreusement mais en fine couche pour éviter les surépaisseurs.

Si plusieurs matériaux coexistent sur la surface à couvrir (ici, des tasseaux en bois permettant de maintenir la paille), il est préférable d’appliquer un treillis en fibre de verre aux jonctions pour assurer une meilleure homogénéisation du temps de séchage et un rendu plus uniforme.

DSC08465 DSC08468 DSC08503 DSC08500

Une fois le gobetis posé, on s’attache à l’enduit. Celui-ci s’applique directement sur le gobetis encore humide (si celui-ci a séché, il suffit de le réhumidifier à l’aide d’un pulvérisateur d’eau) :

Recette de l’enduit :

  • 4 volumes de paille de lin
  • 3 volumes de terre argileuse tamisée
  • 2 volumes d’eau

Cette fois, il faut obtenir une texture beaucoup plus compacte permettant de former une boulette qui s’agglomère bien sans s’effriter.

Pour assurer une épaisseur homogène sur toute la longueur du mur, on posera préalablement à l’application des tasseaux de 2 cm de part et d’autre du mur : il s’agit de bien suivre cette épaisseur pendant l’application.

Il suffit ensuite de former une boulette d’enduit dans ses mains (le port de gants est évidemment conseillé), on l’aplatit légèrement puis on la projette sur le mur. Une fois qu’on a rempli une petite surface, on « serre » l’enduit à l’aide d’une truelle (grosse truelle plate ou truelle en forme de feuille de laurier selon les préférences) en faisant de petits mouvements de vibration. On s’assure évidemment de respecter une épaisseur uniforme de 2 cm. Pour ce faire, on peut s’aider d’une grande planche en bois que l’on fait glisser le long des tasseaux : on repère alors rapidement les creux à combler ou les bosses à aplanir.

Une fois le mur fini, on reviendra régulièrement le lisser à l’aide d’une truelle pour faire ressortir le « lait » de l’enduit et ainsi couvrir la paille de lin pour un rendu le plus lisse possible.

DSC08469 DSC08466

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s