Nos brebis de Belle-Ile

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Notre ménagerie s’agrandit avec l’arrivée de deux jeunes brebis nommées Dulle et Sfénolla.

Au tout début du projet, nous souhaitions avoir des brebis corses, de bonnes laitières très rustiques et de petites tailles qui nous paraissaient idéales pour assurer notre production de lait. Nous étions même partis en Corse lors de notre périple Wwoof pour avoir le privilège de travailler aux côtés de cette race. Elle est malheureusement très difficile à trouver sur le continent et les rares éleveurs que nous avons contactés se voyaient réserver toutes leurs femelles…C’était sans compter notre bonne étoile puisqu’en cours de route nous avons découvert une race bretonne aux qualités comparables et même plus encore : la brebis de Belle-Ile.

Cette race a failli disparaître avant d’être retrouvée en 1985 à Belle-île-en-mer (d’où elle tire leur nom actuel), en voie d’extinction avec seulement 15 bêtes. Elle multiplie pourtant les avantages puisque c’est une bonne laitière : certaines brebis peuvent atteindre 110L de lait par lactation, ce qui est la moyenne de la brebis corse. Elle est également appréciée pour sa laine et sa viande. Tout comme la Corse, elle est très rustique puisqu’elle pâture à l’année et est capable de chercher l’herbe sous la neige (elle est par ailleurs parfaitement adaptée au climat breton). Elle est également très résistante puisqu’elle présente peu de problème de parasitisme et d’onglon.

Petit plus qui ne gâche rien : elle est très sociable, ce qui n’est pas vraiment le cas de la brebis corse, peureuse comme pas deux !

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Seul bémol (qui fut l’un de ses principaux atouts auparavant) : sa prolificité. Les brebis donnent en effet naissance au minimum à 2 petits, d’où leur nom originel de « race de deux », mais peuvent aussi aller à 3 voire 4…Une portée généralement ingérable pour la mère et que l’on doit en partie nourrir au biberon ou laisser mourir. La plupart des éleveurs bretons qui se lancent dans le renouveau de cette race tentent donc de sélectionner les brebis donnant naissance à seulement deux petits, tel est le cas de l’éleveur fort sympathique à qui nous nous sommes adressés : Bruno Prigent.

Et dans tout ça, nous avons également le plaisir et la fierté de participer à la sauvegarde d’une race locale !

Etant donné leur jeune âge, nous attendrons l’année prochaine pour les faire saillir et commencer notre production de lait. En attendant, elles tondent la prairie avec beaucoup de zèle.

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